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Stévia bio antioxydant naturel puissant

Le feuilleton aspartame continue. Souvenez-vous : le Réseau Environnement Santé (RES) – cette association de lanceurs d’alerte qui a œuvré pour l’interdiction du bisphénol A dans les biberons – lutte pour une réévaluation des doses journalières admissibles (DJA) d’aspartame.
Tout comme l’eurodéputée Corinne Lepage, qui a organisé une audition ad hoc au Parlement européen. Début 2011, suite à la publication d’une étude inquiétante sur la survenue d’accouchements prématurés chez des femmes enceintes consommatrices de soda light, le RES avait demandé aux autorités sanitaires françaises et européennes de prendre position. Et à la Commission européenne de fournir une copie du dossier d’homologation de l’édulcorant.

Non à l'aspartame

Non à l’aspartame

Après avoir bien fouillé – ce qui lui a pris plusieurs mois –, la Commission a enfin fait savoir le 13 juillet au RES qu’elle avait « transmis une copie des dossiers qui sont en sa possession et qui ont été recueillis auprès des archives historiques de la Commission à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ainsi qu’à madame Lepage. »

L’EFSA pas tenue responsable de l’homologation de l’aspartame
On peut s’étonner que l’EFSA, pourtant chargée d’émettre des avis sur la sécurité des aliments, n’ait jusque-là pas eu le dossier en sa possession. Mécanisme communautaire classique, comme l’explique François Damerval, assistant parlementaire de Corinne Lepage : l’agence a été créée en janvier 2002, après la crise de la vache folle… A fortiori bien après l’homologation de l’aspartame en Europe, en 1984.

Ce qui se révèle pratique, car même si aujourd’hui l’EFSA est attaquée pour conflits d’intérêts sur ce dossier, elle ne sera jamais tenue responsable des erreurs antérieures…

Que contient cette copie du dossier ? François Damerval :

« Des pages et des pages de données techniques, dont chacune a été scannée individuellement avant de nous être transmise. Il va encore falloir des mois pour tout compiler. » Des études qui ont échappé aux règles de déontologie scientifique

« Vous verrez, ça risque d’être éclairant »
Pas grave, répond Laurent Chevallier, médecin du Réseau Environnement Santé :

« Nous sommes en train d’analyser les résultats de toutes les études depuis la demande d’homologation de l’aspartame, en fonction de la source de financement. Vous verrez, ça risque d’être éclairant ! »

Version de la Commission… édulcorée :

« Nous pouvons aussi vous confirmer que les études originales, comprenant les données
brutes, ont été transmises à I’EFSA par I’industrie, suite à un appel public pour recueillir des données scientifiques. »

Traduction : les études financées par l’industrie tendent à prouver l’innocuité de l’édulcorant, tandis que celles financées par des instituts de recherche indépendants montrent majoritairement l’inverse !

Ce qui, toujours dixit le facétieux Réseau Environnement Santé, revient à admettre que « ces études n’ont jamais été publiées dans un journal scientifique et donc validées par le jugement des pairs selon les règles de déontologie scientifique habituelle. Elles ne peuvent donc pas être prises en considération pour fixer une DJA ».

Embêtant lorsqu’on sait que la rhétorique des fabricants et des industriels utilisateurs d’aspartame (dont l’Association Nationale des Industries Alimentaires, en France, (ANIA ) repose en grande partie sur le fait que les études anti-édulcorants manquent de sérieux scientifique.

La stevia tombe à point nommé
Heureux hasard du calendrier : la stevia est en passe d’être définitivement autorisée au niveau européen, après un vote en faveur des glycosides de stéviol le 4 juillet.

« L’autorisation de la stevia est passée il y a trois semaines, maintenant l’aspartame peut être sur la sellette » résume François Damerval. En langage communautaire, ça donne :

« La Commission suivra de près la réévaluation complète de l’aspartame, laquelle est maintenant prévue pour septembre 2012 [dans une première lettre, la Commission mentionnait septembre 2011… lapsus calami, ndlr]. »

Comme les choses (et les lobbies ? ) sont bien faits…
sources: Colette Roos | Journaliste


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Stevia bio antioxydant naturel puissant l’édulcorant naturel:

la plante sucrée qui peut vous guérir de bien des maux, du sucre et autres édulcorées chimiques.

Stevia rebaudiana

Habitat et origine

Petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique Centrale, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, aux États-Unis, en Russie, en Israël, en Thaïlande, en Chine, au Japon et en Corée.

Populaire en Asie, contrôlée aux États-Unis où elle ne peut s’appeler succédané de sucre, cette plante controversée permet cependant de réduire sa consommation de sucre tout en évitant d’ajouter de l’aspartame ou d’autres produits chimiques à son alimentation.

Il permet de mieux contrôler le taux de sucre sanguin et trouve des applications thérapeutiques pour les cas de : diabète, hypoglycémie, candidose. Comme il ne contient aucune calorie, il est tout indiqué pour les régimes amincissants.

Sous notre climat, cette plante s’acclimate à condition d’avoir de la chaleur.

Semis
la germination des graines de stevia est très aléatoire avec un taux de succès aux alentours de 25%. Les semences sont dispendieuses et difficiles à trouver. Faites vos semis de février à avril à l’intérieur à une température de 20 à 25 Celsius. La germination aura lieu en 7 à 14 jours.
Transplantez vos stevias au jardin en même temps que les tomates, les plants sont sensibles aux températures en bas de 10 Celsius.

Reproduction:


Le stevia se bouture facilement en toute saison.

Le plant une fois transplanté demandera quelques soins et de la chaleur. Une exposition ensoleillée est recommandée. Mais n’ayant aucune indication véritable sur sa culture sous nos climats, nous devrons donc utiliser les méthodes empiriques de nos anciens et la surveillance. La première année de culture du plant apportera la résolution de nos interrogations.

Le stevia prospère en plein soleil, dans des sols relativement pauvres, cependant il ne faut pas laisser sécher le sol. Faites un arrosage léger aux 2 à 3 jours. Les plants ayant des racines près de la surface, un paillis autour des plants empêchera les racines superficielles de sécher. Les plants de stevia préfèrent des engrais faibles en azote ou à dégagement lent d’azote comme le 14-14-14 ou un engrais à jardin ordinaire comme le 4-12-8.

Cette plante étant vivace, il vous faudra prévoir de la protéger l’hiver ou de lui trouver un lieu d’acclimatation propice à sa conservation en cas de froid ou gel.
Les plants une fois adultes ne sont pas gros, 40 à 60 cm (parfois 90 à 100 cm de hauteur) et fleurit en août et septembre, et ne devrait pas défigurer vos massifs. Les bienfaits que pourraient vous apporter ses principes actifs doivent être une des raisons qui vous poussent à en faire le promoteur ultérieurement.

Récolte
Le feuillage se récolte en tout temps et peut être consommé frais ou être séché et conservé dans un bocal fermé hermétiquement. Les feuilles récoltées en automne ont une concentration plus forte de stévoïde (agent qui sucre). De préférence la récolte s’effectue au début de la floraison
Maladie
Le stevia est une plante qui par sa constitution permet aux pucerons, limaces ou autres insectes en mal de nourritures, d’être un met de choix et en plus soignent leurs problèmes et embarras gastriques. Donc faire attention à ce que ces insectes ne mettent à mal votre future récolte.

Historique

 

Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud employaient les feuilles de stevia  pour édulcorer leurs infusions de plantes. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. Cependant, il a fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser à ses puissants glucosides (substances végétales cristallines qui produisent du sucre après avoir été absorbées par l’organisme), les stéviosides, qui possèdent un pouvoir édulcorant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre, mais qui n’apportent aucune calorie.
Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d’extraction des glucosides du stevia . L’État japonais a alors autorisé l’extrait de stevia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires dans ces pays : de la sauce soja aux boissons gazeuses, en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.
En 1991, la FDA américaine a statué que le stevia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l’importation. Il n’est pas exclu de voir dans cette décision l’intervention du puissant lobby des édulcorants artificiels. Une vaste campagne, soutenue par les Japonais, fut lancée afin de lever l’interdit américain sur une plante médicinale aussi utile. En effet, en Amérique du Sud, la phytothérapie traditionnelle considère le stevia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique. Sous la pression des consommateurs et des distributeurs, la FDA a accepté, en 1995, d’autoriser la vente du stevia à titre de supplément. Cependant, son usage est toujours interdit comme édulcorant que ce soit aux États-Unis, au Canada et dans les pays membres de l’Union européenne.
Depuis 1995, des agriculteurs essayent de cultiver le stevia dans le sud de l’Ontario et des recherches sont en cours en Alberta et en Colombie-Britannique pour mettre au point un édulcorant naturel qui pourrait faire concurrence aux produits actuellement sur le marché, si jamais l’usage du stevia est autorisé à cette fin.
Utilisation
La poudre de feuilles séchées est insoluble dans l’eau. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. On peut en faire une infusion, pure ou en mélange avec d’autres plantes. Elle a été traditionnellement employée pour améliorer le goût des tisanes de plantes amères. Infuser 1 c. à thé de poudre par litre d’eau bouillante pendant 10 à 15 minutes.
Les feuilles de stevia séchées et équivalent en sucre :
-1/8 de cuillérée à thé équivaut à 1 cuillérée à thé de sucre blanc
-3/8 de cuillérée à thé équivaut à 1 cuillérée à table de sucre blanc
-1 1/2 de cuillérée à thé équivaut à 1/4 de tasse de sucre blanc
-1 cuillérée à table équivaut à 1/2 de tasse de sucre blanc
-2 cuillérée à table équivaut à 1 tasse de sucre blanc
2 – stevia séchés
Utilisez ces équivalences pour remplacer le sucre dans toutes les recettes de cuisine et le sucrage des breuvages.
Le stevia , consommé comme édulcorant et utilisé à petites doses, semble sécuritaire pour les personnes diabétiques et celles qui souffrent d’hypoglycémie, selon un médecin américain coauteur d’un livre intitulé The stevia Cookbook. Il peut aussi remplacer le sucre de façon transitoire pour les personnes qui veulent perdre du poids. .
– Selon une étude effectuée sur des rats, le stevia n’aurait pas d’effet cariogène.
– Le stevia n’a pas tout à fait le même goût que le sucre. La feuille entière a un arrière-goût amer ou de réglisse; l’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d’arrière-goût. Il est aussi offert sous forme liquide.
– Les experts ne s’entendent pas sur l’apport maximal tolérable en stéviosides. Une dose quotidienne sécuritaire se situerait autour de 8 mg/kg de poids corporel, soit 480 mg de stéviosides pour une personne de 60 kg, selon une étude publiée en 1992. En ce qui concerne la plante elle-même, des doses ne dépassant pas 1 g/jour sont considérées acceptables.
Usages médicaux
Le stevia remplace le sucre sans les inconvénients de celui-ci, de plus il ne contient pas de calories, il convient donc aux régimes amaigrissant.
Remplacer le sucre dans les boissons et les aliments (édulcorant).
Faire baisser le taux de glucose sanguin et stimuler la production d’insuline, abaisser la tension artérielle.
Tonifier le coeur, abaisser la tension artérielle, faire baisser le taux de glucose sanguin et stimuler la production d’urine (diurétique)
Recherches / Toxicologie
Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stevia et de l’extrait standardisé en stéviosides, ce qui a permis à l’État japonais et à plusieurs autres en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stevia et les extraits standardisés en stéviosides sont utilisés depuis environ 25 ans dans ces pays. Cependant, les autorités de l’Amérique du Nord et de l’Europe se refusent encore à en autoriser l’usage comme édulcorant.
La raison le plus souvent invoquée pour justifier ce refus est que certains estiment que les stéviosides pourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine. C’est au Paraguay et au Brésil que la plante a été utilisée en médecine populaire. Or, selon une source ethnobotanique paraguayenne, elle serait considérée comme une plante abortive, d’où les inquiétudes qu’elle soulève chez certains. Notez que le Botanical Safety Handbook, un ouvrage très rigoureux consacré à l’analyse de l’innocuité des plantes estime que le stevia , sous forme de plante, est tout à fait sécuritaire lorsque consommé en quantité raisonnable et ne le considère pas dangereux pour les femmes enceintes. À ce jour, la controverse demeure, mais après 25 années d’utilisation intensive, aucun cas d’effets secondaires indésirables (de ce type ou d’un autre) n’a été rapporté dans les pays où on autorise la plante et ses extraits comme additif alimentaire. Quant aux études sur des animaux de laboratoire, les résultats sont contradictoires.
Hypertension
En 2000, des chercheurs chinois publiaient les résultats d’une étude randomisée à double insu portant sur 106 personnes souffrant d’hypertension. Les sujets ont reçu, pendant un an, soit un placebo, soit 250 mg de stéviosides, trois fois par jour. Après trois mois, la tension artérielle des membres du groupe traité était sensiblement inférieure à celle des sujets du groupe placebo et cet effet a persisté jusqu’à la fin de la recherche.
stevia rebaudiana biologique plante culture
Diabète
En 1986, des chercheurs brésiliens montraient, lors d’un essai de faible envergure portant sur 16 volontaires, que le stevia augmentait la tolérance au glucose et abaissait le taux de glucose sanguin. En 2000, une autre équipe brésilienne montrait, au cours d’une étude in vitro, que les stéviosides agissaient directement sur le pancréas pour stimuler la production d’insuline. Cependant, aucune étude portant sur l’efficacité du stevia pour traiter le diabète chez l’humain n’a encore été réalisée.
Précautions
On recommande aux personnes souffrant d’un diabète de type 2 qui désirent commencer à utiliser le stevia comme édulcorant de vérifier leur taux de glucose sanguin plus souvent, afin d’ajuster, si nécessaire, leur médication.
Contre-indications
Certaines sources déconseillent le stevia aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
Effets secondaires
Le stevia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.).
Interactions avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Théoriquement, l’effet hypotenseur du stevia pourrait s’additionner à celui du vérapamil .
stevia en dermatologie
Traditionnellement pour traiter les problèmes de peau les Indiens utilise stevia de la manière suivante :
Ils font une tisane concentrée et utilise la tisane en application locale comme un liquide nettoyant de la peau. L’effet astringent lisse l’épiderme et l’effet bactéricide détruit les germes responsables des affections.
Une autre technique consiste à appliquer le filtrat de la tisane sur le visage et le laisser agir 1/2 heure.
Recette niponne
Cette autre recette consiste à mélanger la tisane de stevia concentrée et à la mélanger avec de l’argile verte et de l’appliquer comme un masque de beauté. Laisser agir 1/2 heure avant de rincer à l’eau fraîche et ioniquement pure. (Evian par exemple)
Soins des cheveux et du cuir chevelu
On utilisera une tisane de stevia diluée comme solution de rinçage, ce qui redonnera vigueur aux cheveux ternes et fatigués, et limitera la production séborrhéique du cuir chevelu. On pourra également mélanger de “l’argile verte” ou du “henné”, pour ceux qui veulent se faire une coloration, avec une tisane de stevia . Laisser agir une demi heure. Rincer avec une tisane de stevia diluée.
Stevia protège des caries
Traditionnellement, les Indiens d’Amérique du Sud utilisaient la stevia pour prévenir les caries, les saignements de gencives, le dépot de tartre et la gingivite. La science moderne a redécouvert les vertus antibactériennes de la Stevia, liés à sa teneur en chlorophylle et en vitamine C. La chlorophylle freine le développement de bactéries indésirables et la vitamine C exerce également une action antiseptique.
La stevia freine le dépot de tartre et protège des caries. En Europe, seuls 10 % des enfants de dix ans n’ont pas les dents plombées ! Jusqu’à l’âge de quarante ans, les caries sont la cause de 60 % des pertes de dents, ce qui représente une lourde charge pour les caisses de sécurité sociale.
Les chercheurs Berry et Henry du Dental Science Research Group de Purdue University, indiana, ont indoqué en 1981 que stévioside, au contraire du glucose, de la fructose et de la sucrose, créaient un environnement hostile aux bactéries de type streptococcus mutans, et qu’il agissait efficacement contre les lactobacillus plantarum. La production des enzymes dextransucrase et invertase, qui sont néfastes, est freinée de 20 % par le stévioside, alors que le sorbitol et le xylitol n’exercent aucune action sur elles.
Une étude brésilienne a montré qu’une solution aqueuse contenant du stévioside réduisait les caries de 70 %. D’autres travaux, plus anciens, avaient indiqué que le stévioside ralentissait, en culture, le taux de multiplication des bactéries orales.
Au Brésil, on ajoute de la stevia aux pates dentifrices, parce qu’il est admis que cette plante prévient la formation de la plaque dentaire et des caries. Les Japonais apprécient la Stevia pour son action antiseptique et l’ajoutent aussi bien au chewing-gum Wrigley sans sucre qu’à de nombreux dentifrices, bains de bouche, médicaments contre le saignement des gencives ou contre le mal de gorge. Pour ma part, j’ajoute quelques gouttes d’extrait de Stevia sans alcool dans l’eau du produit que j’utilise pour mes bains de bouche. Séduits par le goût agréable de cette plante, mes enfants utilisent maintenant ce produit après s’être lavé les dents. Quand j’ai mal à la gorge, je procède à des gargarismes avec une eau à laquelle j’ajoute quelques gouttes d’extrait de stevia sans alcool.
Un dentifrice sucré pour combattre les caries ?
Méfiez-vous : les dentifrices, et tout spécialement ceux qui sont destinés aux enfants, contiennent souvent du sucre, du fluor ou des substances comme la saccharine. Ces produits sont néfastes pour les petits, qui souvent les avalent. Même lorsqu’ils s’en abstiennent, les substances incriminées peuvent passer dans le sang, par l’intermédiaire de la muqueuse. Ce moyen d’assimilation est reconnu par les médecins, qui prescrivent parfois de laisser fondre sous la langue des cachets de vitamine B 12 ou de spiruline, parce que cette méthode est plus efficace que lorsque le patient avale.
Les dentifrices contenant du sucre doivent être proscrits, parce que le sucre modifie le pH dans la bouche, en le rendant acide, ce qui contribue a la formation de la plaque dentaire et des caries, et finit par déboucher sur la perte des dents. La consommation d’une trop grande quantité de sucre ralentit la sécretion de la salive, ce qui sensibilise les dents et les gencives aux infections. Dans la bouche, les bactéries se nourrissent de sucre, et le produit acide de leur métabolisme attaque les dents, tout en modifiant le milieu basique. L’engrenage est fatal : le pH devenu acide modifie nos sensations de goût, et nous privilégions les friandises par rapport aux aliments plus sains, riches en substances vitales. C’est le début d’un cercle vicieux. En outre, le sucre appauvrit le rapport de sang aux dents. Regardez donc attentivement votre tube de dentifrice et le produit que vous utilisez pour vos bains de bouche. On ne trouve pratiquement pas de dentifrice sans sucre en dehors des magasins de dietétique.
RECETTE DE PÂTE À DENTIFRICE
Voici une recette de dentifrice sain, adouci de stevia , que j’ai trouvée dans le livre de David Richard : prenez 15 g de poudre d’amande, 30 g de bicarbonate de soude sans aluminium ou de poudre tartrique (que vous trouverez dans les magasins de diètétique), 15 g de poudre de propolis, 15 g de poudre verte de stevia , et de la glycerine végétale. Confectionnez une pâte à l’aide de tous ces ingrédients et aromatisez-la à l’aide d’huile essentielle de menthe (orange, vanille ou autres…). Si vous n’ajoutez pas la glycérine, vous pouvez mélanger le tout dans une petite bouteille (en la secouant). Vous obtiendrez une poudre dont vous pourrez vous servir quotidiennement comme d’un dentifrice naturel. Certaines personnes rajoutent du bicarbonate de soude pour son effet abrasif.
En raison de son action antibactérienne, la stevia soigne les gencives et prévient les maux de gorge.
II reste à espérer que l’Europe et l’Amérique adoptera bientôt la stevia pour édulcorer les dentifrices, comme cela est courant au Japan ou au Brésil, et que ces produits seront facilement disponibles. Une société munichoise propose déja un bain de bouche à base de stevia et d’Aloe Vera. Si vous ne souhaitez pas attendre la fabrication industrielle du dentifrice, vous pouvez le fabriquer vous-même. Et même modifier la recette à votre goût et créativité.

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Depuis le mois de janvier, le rébaudioside Stevia bio antioxydant naturel puissant A, issu d’une plante sud-américaine, la stevia, est autorisé comme nouvel édulcorant. Ce qu’il faut savoir de ce produit miracle qui va révolutionner le marché de l’allégé.

C’est l’histoire de Stevia rebaudiana, un petit arbuste originaire des hauts plateaux du Paraguay. Depuis des siècles, les Indiens Guarani en sont plus que friands, car ses feuilles rondes sucrent délicieusement leur thé. Les chercheurs de l’industrie agroalimentaire l’ont repéré il y a bien longtemps, mais c’est en broyant ses feuilles qu’ils ont découvert son incroyable pouvoir sucrant et sa teneur nulle en calories. Ils en ont extrait un édulcorant, un “faux sucre” en somme. Le Japon l’a adopté il y a plus de vingt ans et il représente aujourd’hui 40 % du marché des édulcorants dans le pays. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration, l’autorité en matière de produits de santé, convaincue des atouts du nouveau sucre pour lutter contre l’obésité et le diabète, a donné son aval à sa commercialisation en 2008. La France vient de lui emboîter le pas. Après l’avoir homologué en septembre 2009 comme additif dans les produits alimentaires, elle lui ouvre depuis janvier une voie royale : la stevia peut être distribuée comme édulcorant de table. Déjà, les prévisions estiment que, dans cinq ans, elle aura grignoté 25 % du marché mondial. Trois raisons d’y goûter.

Stévia rebaudiana biologique

Stévia rebaudiana biologique

J.Adorno/Reuters

La culture de la stevia connaît un fort développement au Paraguay depuis que les vertus médicinales et diététiques de la plante ont été reconnues par les autorités sanitaires américaines.


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Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana bio antioxydant naturel puissant Bertoni ?

Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre de plus en plus de petits producteurs qui, parfois, la considère aussi comme une alternative plus rentable que la coca.

Comment le stevia a changé la vie de Doña Marina

Communauté de Santa Fé près de Caranavi. Un soleil de plomb a immobilisé la vie sur la petite place du village et a fait fuir les habitants dans leur modeste maison. Sur le sol en terre battue, dans un coin, des feuilles vertes sèchent. Doña Marina a terminé hier sa récolte de stevia qui sera tout prochainement transportée vers La Paz, la capitale bolivienne. « Quand nous aurons un vrai séchoir, ce sera nettement plus commode pour faire sécher le stevia », nous commente-t-elle en regardant les plastiques sur lesquelles sont étalées les feuilles.

Lorsque nous la rencontrons, cela fait trois ans que Doña Marina s’est lancée dans ce type de culture. Et à aucun moment, elle n’a regretté ce choix. Auparavant, elle vivait de la banane. « Cela ne donnait pas bien ! Les revenus étaient alors insuffisants pour la famille. J’ai dû trouver autre chose ».

En Bolivie, le stevia, c’est plutôt une histoire de femmes. En effet, cette culture ne requiert pas un travail lourd et est relativement aisée. En outre, elle présente des avantages non négligeables : d’une part, elle est rentable car ceux qui en vivent peuvent compter sur environ 4 récoltes par an et d’autre part, l’intérêt va croissant pour cette plante sur laquelle lorgnent de plus en plus de firmes, voire de multinationales. Ce nouvel engouement a notamment contribué à tirer vers le haut le prix du stevia, raison pour laquelle plusieurs paysans commencent à la préférer à la culture de la coca, beaucoup moins rentable, plus exigeante et nécessitant davantage de pesticides. Ainsi, en 2008, au moment où le kg de coca se vendait à 28 bolivianos (+/-4 USD), le prix du stevia s’élevait à environ 70 bolivianos.

Doña Marina nous invite à la suivre afin de visiter sa parcelle située à quelques centaines de mètres de sa maison. Après avoir quitté le chemin de terre principal, nous franchissons un fossé, nous écartons quelques buissons et branchages encombrant un petit sentier et nous nous arrêtons derrière elle qui, de d’un geste large de la main nous désigne fièrement ses cultures. Sous nos yeux, sur un lopin de terre soigneusement entretenu s’étalent plusieurs rangées de plantes de moins d’un mètre de hauteur dont les feuilles poussent diamétralement opposées sur la tige.

La production de notre interlocutrice est totalement écologique. En guise d’engrais, elle utilise les déjections de ses poules ou encore de la cendre. « Avec la cendre, ça fonctionne très bien car la plante s’en trouve immédiatement améliorée », ajoute-t-elle. Par ailleurs, en tant que membre d’AOPEB, l’association d’organisations de producteurs écologiques, elle bénéficie d’un encadrement de spécialistes. Leurs conseils se sont avérés particulièrement précieux au début, au moment de sa reconversion. Ainsi, elle nous explique : « Dès que le stevia fleurit, il perd son goût sucré. Lorsque c’est arrivé au début, cela m’a un peu désarçonnée ». Mais Doña Marina a su y faire et au fil du temps, elle a appris à maîtriser parfaitement ce type de culture jusqu’à augmenter peu à peu ses récoltes. En outre, la plante se régénère après chaque récolte, pour autant que l’on prenne soin des racines. Indubitablement, pour Doña Marina, le stevia, c’est ce qui lui a permis d’améliorer sa qualité de vie.

Plantes de stevia bio

Plantes de stevia bio

Les origines du stevia

Le stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, la plante la plus sucrée au monde, était cultivé à l’origine au Brésil et au Paraguay. Les Indiens Guarani l’utilisaient afin d’adoucir leurs boissons chaudes. Ce n’est qu’au 16ème siècle que les conquistadores l’ont chargé sur leurs bateaux pour l’amener sur le continent européen, sans toutefois qu’il ne connaisse un véritable développement commercial. Il n’est enregistré officiellement qu’en 1899 par un botaniste, le Dr. Bertoni.

 

Dans le contexte de pénurie de sucre durant la seconde guerre mondiale, les alliés ont souhaité le commercialiser, projet qui a échoué en raison de la technologie insuffisamment développée. A l’image de plusieurs pays d’Amérique latine (Paraguay, Uruguay, Brésil notamment), les rayons des grandes surfaces japonaises se sont remplis de boîtes de stevia en 1970, moment où ce pays a interdit l’utilisation des édulcorants synthétiques suspectés d’être cancérigènes. La Corée a fait de même.

Une plante aux multiples vertus

Le stevioside (substance végétale cristalline responsable du goût sucré) ou édulcorant extrait des feuilles de stevia se présente comme une fine poudre blanche. Il s’agit d’un produit naturel, non toxique, qui ne contient aucune calorie. D’après le Centre de Recherche pour la Stévia à la KUL de Leuven , cette plante a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée. Dans les années ‘70, les Japonais sont parvenus à extraire les stéviosides et depuis lors, le produit est utilisé comme additif alimentaire ou édulcorant naturel. A elle seule, cette petite plante a ainsi récupéré 40% du marché des édulcorants. Les Japonais y ont trouvé un intérêt considérable vu que son pouvoir sucrant est de 15 fois plus élevé que le sucre conventionnel pour la feuille de stevia et de 100 à 300 fois pour les extraits de cette plante. La commercialisation s’est maintenant étendue à des pays en dehors du continent américain comme Israël, la Thaïlande ou la Chine.

Sur le plan médicinal, le stevia contribuerait également à réduire la tension artérielle ainsi que le taux de glucose sanguin. Il stimulerait la production d’insuline et tonifierait le cœur.

La force des lobbies sucriers

Ces multiples vertus lui ont ouvert les portes de plusieurs pays où le stevia se retrouve maintenant sur les tables sous forme de complément alimentaire ou d’édulcorant naturel. Si l’Europe reste encore frileuse en matière de commercialisation, il en va autrement de l’autre côté de l’océan. Ainsi, en décembre 2008, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé Coca-Cola et PepsiCo à utiliser les extraits de stevia dans certaines de leurs nouvelles boissons. La fin d’une véritable épopée au cours de laquelle la FDA avait refusé par trois fois l’homologation de cette plante, allant jusqu’à en interdire l’importation aux Etats-Unis en 1991.

Ce retournement de situation a immédiatement suscité des critiques acerbes du CSPI (Center for Science in the Public Interest), une organisation basée à Washington qui mène campagne sur les questions nutritionnelles aux Etats-Unis et au Canada. Cette dernière a immédiatement réagi en préconisant l’application du principe de précaution à l’extrait du stevia, évoquant des risques potentiels pour la santé. D’aucuns se sont empressés de souligner les contradictions du CSPI, alors qu’il se montre étonnamment moins virulent à l’égard de l’aspartame dont la toxicité a pourtant été soulevée dans plusieurs études scientifiques. Et les défenseurs du stevia de dénoncer les manipulations orchestrées par les puissants lobbies du sucre et des édulcorants synthétiques qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce concurrent sur le marché.

L’Union européenne, elle aussi, préfère jusqu’à présent se retrancher derrière le principe de précaution à l’égard de cette plante qui est pourtant consommée depuis des centaines d’années sur le continent latino-américain. Etonnante prudence quand on sait que la position de Bruxelles sur la question des OGM, par exemple, est nettement moins catégorique alors que ceux-ci n’existent que depuis moins de 40 ans et que nombre d’associations ainsi que de citoyens se battent pour en obtenir l’interdiction.

Retour en Bolivie

Avec CELCCAR, Frères des Hommes soutient un projet de production de stevia dans la région de Caranavi. CELCCAR est une organisation économique paysanne rassemblant des coopératives et des associations impliquées dans diverses cultures. En tout, ce sont un peu moins de 500 petits paysans cultivant en moyenne entre 1 et 3 hectares qui bénéficient de son assistance technique et de ses formations en production, transformation et commercialisation. Notre partenaire encourage l’agriculture écologique et familiale auprès de ses affiliés.

Parmi ces derniers, 160 se sont attelés à la culture du stevia qui est écoulé à la fois sur le marché interne et international. L’un des objectifs poursuivis par ce projet spécifique est de permettre aux familles de petits producteurs d’augmenter leurs revenus par la vente de ces feuilles. On estime qu’en moyenne, chacun pourra gagner 3.250 bolivianos (environ 67 euros/mois) en plus par an grâce à cette activité, ce qui représente trois mois de salaire. Derrière ces chiffres, c’est bien entendu une amélioration des conditions de vie qui est visée. CELCCAR, mettant son expertise et son savoir-faire au service des affiliés, se charge de la transformation du produit de la récolte avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché, ce qui lui permet également d’accroître ses revenus. Son rôle est notamment d’encadrer les paysans en organisant des formations et en leur fournissant un suivi technique.

Outre ses aspects écologiques et économiques importants pour la région, ce projet poursuit également un objectif politique dans la mesure où CELCCAR s’en trouvera progressivement renforcé. Cela lui permettra d’accroître son poids en termes de développement local. En effet, la loi de participation populaire bolivienne exige que les organisations actives sur le plan économique et social soient consultées par les instances communales dans le cadre de l’adoption de plans opérationnels et de décisions budgétaires. Notre partenaire gagnera en influence, ce qui sera également tout bénéfice pour les petits producteurs qui pourront plus aisément faire entendre leur voix.

Avec ce projet, cette petite feuille millénaire a donc une vertu supplémentaire à son actif : celle de permettre à des petits paysans d’améliorer leurs conditions de vie tout en s’inscrivant dans la ligne du développement durable et de ses trois piliers fondamentaux : l’économie (plaçant l’humain au centre des préoccupations), le socio-politique (au travers de la participation citoyenne) et l’environnement (par le biais de la pratique de cultures biologiques).


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La Stevia bio antioxydant naturel puissant, plante sucrée, édulcorant naturel

Généralités

La Stevia rebaudiana Bertoniest un arbrisseau d’environ 60 à 120 cm de hauteur à l’âge adulte, vivace d’Amérique du Sud (Paraguay et du Brésil principalement). Ses feuilles contenant des molécules complexes de stéviosides et de rebaudiosides, au pouvoir sucrant très intense, sont une véritable alternative au sucre classique.

Elle est également appelée « Chanvre d’eau » ou « Plante à sucre ». La feuille est large d’environ 1 à 2 cm et longue de 3 à 5 cm. Comme la marguerite, la Stevia fait partie de la famille des composées encore nommée Asteraceae ou Astéracées. Il existe bien d’autres variétés de Stevia, mais la Stevia rebaudiana Bertoni a un pouvoir édulcorant tout à fait exceptionnel.

Cette plante sauvage est utilisée pour ses effets sucrants depuis plus de 2.000 ans sur ce continent par les indiens Guarani d’Amérique du Sud. La Stevia est toujours utilisée par les populations locales. C’est à Peter James Esteve, botaniste espagnol du XVIe siècle, que cette plante doit son nom. Les conquistadors ont montré peu d’intérêt pour cette plante et des siècles plutard la Stevia est redécouverte par le Dr Moisés Santiago Bertoni. qui baptisa la plante en hommage à un chimiste paraguayen Ovidio Rebaudi qui réussit à isoler pour la première fois la substance active de la Stevia: d’où le nom “Stevia rebaudiana Bertoni”. Depuis plus d’un siècle, cette plante fait l’objet de recherches scientifiques.

Pour protéger la plante à l’état sauvage, et répondre à la demande, la Stevia est actuellement cultivée à grande échelle, au Brésil mais aussi en Chine et en Inde.

De cette plante, ne nécessitant ni insecticide, ni herbicide, peuvent être extraits un sirop ou une poudre.

La stévia, plante sucrée, édulcorant naturel bio

La stévia, plante sucrée, édulcorant naturel bio

Avantages de la Stevia

Cette stévia qui adoucit les mets, possède également l’avantage d’êtreacalorique, elle convient donc particulièrement bien lors de régimes amaigrissants. De plus, contrairement au sucre, elle ne favorise pas la formation de caries.

Grâce à la stévia, vous pourrez édulcorer vos préparations sans utiliser de sucre raffiné ou d’édulcorants de synthèse, car elle remplace avantageusement le sucre sans ses inconvénients et n’apporte pas l’amertume d’autres édulcorants.

La stévia, conserve ses propriétés édulcorantes même ajoutée à des aliments acides et même après avoir subi une cuisson jusqu’à 200°C.

Ce produit pourra intéresser les personnes désirant se passer du sucre pour raisons de santé ou autres, ou dans le cadre d’un régime, (lutte contre le surpoids, le diabète, l’hypoglycémie).

La stévia apporte également un peu de vitamines (C, B1 et B3), des sels minéraux (calcium, potassium, sodium, fluor, zinc), des protéines, des fibres, de la chlorophylle, des flavonoïdes (tannins)…

La stévia est utilisée en phytothérapie pour ses effets hypoglycémiants, hypotenseurs, diurétiques et cardiotoniques et ses propriétés antioxydantes. Elle peut jouer un rôle dans la protection contre les caries et la réduction du surpoids. La poudre de feuilles de stévia est un produit naturel qui n’a besoin d’être ni transformé ni raffiné.

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Les poudres de Stevia

Actuellement la stévia commercialisée n’a pas le label “bio” mais on trouve de la poudre de stévia dans des magasins d’alimentation naturelle (marque Guayapi). La poudre verte (ou brune) est le produit de la pulvérisation des feuilles de stévia, c’est un produit naturel qui n’a pas été raffiné, son pouvoir sucrant est environ 10 à 15 fois supérieur à celui du sucre. Il n’est pas soluble dans l’eau. Certains consommateurs lui trouvent un petit arrière-goût de réglisse.

La poudre blanche, soluble dans l’eau, facile à diluer, est un extrait sans arrière goût, qui a généralement été raffiné, son pouvoir édulcorant est énorme 100 à 300 fois environ celui du sucre blanc. Les glycosides de stévia sont parfois associés à d’autres ingrédients (maltodextrine, silice…).

La stévia est également commercialisée sous forme de feuilles séchées, de pastilles ou comprimés souvent contenus dans un distributeur, ou de sirop ou de concentré liquide (facile à doser) qui permet d’ajouter des gouttes à votre boisson ou vos mets à sucrer. Vous trouverez également de la poudre blanche en sachet dosette et des produits de beauté et d’hygiène à base de stévia.

Ces produits restent chers à l’achat, environ 9 euro. les 50 g. de poudre de feuilles pulvérisées.

Stévia en poudre.

Cette boîte de stévia sous forme d’une poudre verte est désignée sous l’appelation “complément alimentaire naturel” et “denrée alimentaire à pouvoir sucrant”. Ce produit est composé de poudre fine de stevia rebaudiana 100 % pure, sans additif ni conservateur, en provenance du Brésil. Son prix de vente constaté : 8,50 euro. pour 50 g. Il doit se conserver dans un endroit sec. Il peut être saupoudré sur les aliments ou les boissons ou cuisiné.

Utilisations de la poudre de Stevia

La stévia et ses produits dérivés s’utilisent comme substituts de sucre principalement dans les boissons chaudes (thé, infusions, café..) ou froides, en cuisine dans divers plats cuisinés et en particuliers dans les desserts, en pâtisserie et chocolaterie. Cependant les feuilles de stévia ne peuvent remplacer le sucre pour la fabrication de confitures, de pâtes de fruits et certains gâteaux, réalisées selon une recette classique. Il n’est pas nécessaire d’utiliser beaucoup de poudre pour sucrer car la stévia a un pouvoir édulcorant bien supérieur à celui du sucre classique. Une c. à c. de poudre verte de stévia remplace 100 g. de sucre dans les recettes. Une ou deux gouttes d’extrait liquide de stévia ou un comprimé représentent un morceau de sucre classique.

La poudre de stéviosides s’utilise en quantité infime, après avoir mélangé la poudre, gouttez votre préparation pour vous rendre compte si elle est assez sucrée.

La poudre de stévia ne peut caraméliser, elle ne brunit pas et ne se cristallise pas comme le ferait du sucre. Sa stabilité à la cuisson est aussi un avantage par rapport aux édulcorants chimiques.

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La culture de la Stevia,
graines, boutures, marcottes, plants

Les graines de Stevia

Les graines de stévia sont minuscules : plus de 3000 graines par gramme environ. La capacité germinative des graines de stévia est très brève : environ 3 mois. Dans un lot de graines non triés, vous trouverez souvent des claires et des foncées, les graines fertiles qui ont le plus de chance de germer sont les foncées. Pensez à vérifier la date de récolte des graines avant l’achat. Conservez vos graines à l’abri de la lumière, dans un endroit sec et froid, par exemple au réfrigérateur. Transplantez vos stévias au jardin aux beaux jours, par ex. en même temps que les tomates, les jeunes plants étant sensibles aux températures inférieures à 10°C.

Semences de stévia

Il n’est pas facile de se procurer des graines. Pour ceux qui auront la chance d’en trouver, semez de février à avril à une température comprise entre 20 et 25 °C. Vos graines lèveront en une ou deux semaines.

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Les plants de Stevia

La vente de graines et de plantes de stévia est autorisée en France, mais ces plants sont encore difficiles à trouver. Vous pouvez vous procurer vos propres sujets de stévia et utiliser leurs feuilles fraîches ou séchées. Je me suis procuré mon premier plant, lors d’une fête des plantes, auprès d’un horticulteur. La stévia est vivace, un plant peut vivre plusieurs années, s’il est cultivé dans des conditions favorables.

Ses fleurs sont petites et blanches, elles apparaissent à la fin de l’été (août, septembre). Les feuilles mâchées apportent une saveur sucrée. La plante est caduque, elle perd son feuillage l’hiver. Vous trouverez, ci dessous, les liens vers les sites de quelques producteurs qui commercialisent graines ou plantes.

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La culture de la Stevia:

A l’origine la stévia s’épanouit dans une région située à une altitude comprise entre 500 et 1500 m., sur des sols sablonneux, relativement pauvres, à une température moyenne de 25°C et avec une forte pluviométrie.

Elle apprécie les sols bien drainés et léger, une exposition ensoleillée et des arrosages réguliers tous les 2 ou 3 jours pendant l’été pour ne pas laisser dessécher le sol. Durant la saison chaude vous pourrez aménager un paillis au pied des plants pour conserver l’humidité aux racines proches de la surface du sol. La plante n’exige pas d’engrais contrairement à la betterave à sucre et à la canne à sucre. Vous pouvez si vous le souhaitez la fumer ou utiliser un engrais de jardin organique.

Cette plante se marcotte et se bouture facilement (bouturage de racines ou de tiges), vous pourrez ainsi obtenir de nouveaux sujets.

La plante peut être cultivée en pot ou mieux en pleine terre si la situation le permet.

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Utilisations des feuilles de Stevia

Le feuillage de la plante se récolte quelque soit la saison, mais il semblerait que les feuilles récoltées en automne au début de la floraison, sucrent davantage, grâce à une plus forte concentration des agents sucrants. Il se consomme frais à l’état naturel, dès la cueillette, cru ou cuit, ou plus tard, après séchage. Vous pourrez faire sécher les feuilles fraîches au soleil. Vous pouvez mâcher les feuilles comme un chewing-gum, vous serez surpris de conserver longtemps la saveur sucrée dans la bouche. Si vous avez le choix, récoltez la stévia de préférence en automne. Les feuilles séchées peuvent être rangées dans des bocaux fermant hermétiquement. Vous pouvez également les broyer finement et les réduire en poudre.

La stévia en feuilles peut servir à sucrer les breuvages comme la tisane, le thé, le café, le chocolat, (1 ou 2 feuilles par tasse), ou des préparations liquides chaudes comme les desserts à base de laits végétaux ou d’origine animale cuits (crème anglaise, crème pâtissière etc…) ou les desserts à l’agar-agar. Trempez directement une tige avec ses feuilles dans votre casserole de préparation. A la fin de la cuisson, ôtez la tige et ses feuilles.

Vous pourrez obtenir une base liquide pour édulcorer vos préparations en faisant bouillir une c. à s. de feuilles brouyées dans 1 litre d`eau durant une dizaine de minutes. Pour des utilisations ultérieures, laissez refroidir et gardez au frais.

Enjeux économiques

Les vertus de la stévia en font un concurrent au sucre et aux autres édulcorants, dont l’aspartam, produit risqué pour la santé, entraînant des enjeux économiques énormes. Certains pays interdisent sa commercialisation, d’autres l’autorisent comme aliment ou bien comme complément alimentaire ou plante ornementale. La culture à titre privé est autorisée.

Autorisée dans de nombreux pays, la stévia ne peut actuellement être commercialisée en France comme aliment ou ingrédient alimentaire. Les lobbys du sucre et des édulcorants semblent faire pression pour que la stévia ne vienne pas leur faire concurrence.

Voir le texte du refus de la commission européenne d’autoriser la stévia comme aliment ou ingrédient alimentaire sur le marché européen, sur le site stevia-sucre.com.

Après des recherches prouvant la non-toxicité et permettant d’extraire les composés sucrants de la plante, les japonais ont développé la culture de la stévia au Japon et en Asie. Le japon est le plus grand consommateur de stévia au monde, principalement sous forme de stéviosides purifiés (poudre blanche) et d’extrait liquide des feuilles, ces produits remplacent les édulcorants synthétiques nocifs pour la santé. Une quinzaine d’autres états la commercialisent comme édulcorant.

La stévia aura aussi, il faut l’espérer, un avenir dans la communauté européenne, aux Etats unis, et dans de nombreux pays. Elle est de plus en plus connue, sous l’effet de la pression médiatique, de même que les dangers de l’aspartam et du sucre. Si vous souhaitez réduire ou supprimer votre consommation de sucre, éviter les édulcorants chimiques et en particulier l’aspartam, essayez la stévia ! Si la stévioside, poudre blanche composante extraite de la stévia rebaudiana, a un pouvoir sucrant extraordinaire et est très pratique d’utilisation, n’oubliez pas qu’il s’agit quand même d’un produit raffiné. L’idéal est d’utiliser la stéviadirectement à l’état naturel. L’édulcorant naturel que je vous conseille, est la poudre verte ou les feuilles, que vous récolterez sur votre plante, fraîches ou séchées ou éventuellement un produit fabriqué sans utilisation de solvants chimiques.


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Stevia rebaudiana bio antioxydant naturel puissant appelé aussi « chanvre d’eau » ou simplement « stévia » fait partie de la famille des Asteraceae.

Cette espèce contient des édulcorants intenses naturels. Originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale (nord du Mexique), cette plante pousse à l’état sauvage dans des prairies ou des massifs montagneux, sous un climat semi-aride.

La stévia est cultivée pour servir d’édulcorant dès l’époque précolombienne par les Guaraní. Elle est aujourd’hui cultivée et utilisée à grande échelle dans de nombreux pays d’Amérique du Sud et d’Extrême-Orient. Elle représente une part importante des édulcorants consommés au Japon et en Australie. Des extraits de la plante n’ont été autorisés qu’en août 2008 en Suisse et en décembre 2008 aux Etats-Unis. L’Autorité européenne de sécurité des aliments émet à son tour le 14 avril 2010 un avis favorable pour l’utilisation de différents extraits purifiés de stevia, les glycosides de stéviols (stévioside, dulcoside A, rubusoside, steviolbioside, rébaudioside A, B, C, D, E et F), en tant qu’additifs alimentaires1, reprenant la position de la France où l’utilisation du rébaudioside A (édulcorant purifié à 97%) est permise provisoirement pour une durée maximale de 2 ans depuis janvier 20102.

Il convient de distinguer la plante, dont les feuilles peuvent être séchées et réduites en poudre grossière (généralement de couleur brune), et les édulcorants issus de la plante (stéviols, stéviosides et rébaudiosides principalement), qui sont extraits par macération dans des solutions hydro-alcooliques, puis purifiés, séchés et présentés en poudre fine (généralement de couleur blanche).

Les édulcorants intenses laissent une sensation sucrée qui dure plus longtemps que celle du saccharose. Certains peuvent laisser un léger goût amer ressemblant à la réglisse, surtout à forte concentration, mais cet arrière goût réglissé n’est provoqué chez la Stevia que par le composé rébaudioside A. Leur fort pouvoir sucrant (jusqu’à 300 fois celui du saccharose) suscite l’intérêt comme alternative au sucre.

Histoire

Les Indiens guarani ont utilisé pendant des siècles l’espèce Stevia rebaudiana comme édulcorant et comme plante médicinale. Ils l’appelaient ka’á-he’ê3, ce qui signifie herbe sucrée, et l’utilisaient pour adoucir l’amertume du maté. La feuille de stevia a un pouvoir sucrant 30 à 45 fois fois supérieur à celui du sucre4.

En 1931, des chimistes français ont isolé un hétéroside qui donne son goût sucré aux feuilles de cette plante. Ils le nomment stévioside et isolent comme aglycone son agent sucrant, le stéviol. Le pouvoir sucrant du stévioside fut evalué à environs 300 fois plus fort que le sucre de canne3. Depuis d’autre molécules sucrantes minoritaires basées sur le même aglycone ont été isolées, leur pouvoir sucrant variant de 30 à 450 : les rébaudiosides (A-F), le rubusoside, le stéviolbioside et le dulcoside A. Le stévioside et le rébaudioside A sont les composés sucrés majoritaires.

Au début des années 1970, les Japonais ont commencé à cultiver la plante et à produire des extraits pour remplacer les édulcorants artificiels, tels que le cyclamate ou la saccharine. Le liquide extrait des feuilles et le stévioside purifié sont utilisés comme édulcorants et commercialisés au Japon depuis 1971. Ils représentent 40 % du marché des édulcorants en 2005 dans ce pays qui en est le plus grand consommateur au monde.

La plante est maintenant cultivée et consommée dans de nombreux pays d’Asie : Chine (depuis 1984), Corée, Taïwan, Thaïlande et Malaisie. On le trouve aussi en Amérique du Sud (Brésil, Paraguay et Uruguay) et en Israël. La Chine est le plus grand exportateur de stévia.

Au sein de l’Union européenne, la demande d’autorisation des feuilles a été demandée en 1998 et en 2007 (association Eustas – European Stevia Association). La plante est en effet un nouvel aliment au sens du règlement 258/97 relatif aux nouveaux aliments et nouveaux ingrédients alimentaires. Insuffisament étayée, la demande datant de 1998 a abouti à un refus de commercialisaton7. Le Paraguay a autorisé la plante stévia en 2004.

La demande d’autorisation d’extraits de stévia dans l’alimentation a été déposée par Morita Kagaku Kogyo (1e firme japonaise à le commercialiser en 1971) en janvier 2007 et Cargill en novembre 2009. L’évaluation du dossier de demande d’autorisation déposé en 2007 a finalement été terminée le 14 avril 2010 par l’EFSA.

Rebiana est la marque commerciale de l’édulcorant contenant principalement la rébaudioside A (appelée aussi Reb A), Truvia est celle développée conjointement par Cargill et la société Coca-Cola, PureVia par PepsiCo.

Culture

Elle atteint 40 à 60 cm, parfois jusqu’à 1 m de hauteur et fleurit en août-septembre. Elle est aujourd’hui cultivée en Argentine, au Brésil, en Uruguay, en Amérique Centrale, aux États-Unis et au Canada dans le sud de l’Ontario, en Chine, en Corée, au Japon, en Thaïlande, en Israël, en Angleterre…

Ses tiges faibles semi-ligneuses portent des feuilles opposées, les petites fleurs blanches apparaissent sur des têtes indéfinies. Elle est autostérile et son pollen peut être allergène, les graines sont petites et sont dispersées par le vent grâce à leur pappus duveteux.

Elle prospère en plein soleil, dans des sols relativement pauvres, mais craint la sécheresse, les racines poussant près de la surface. Pratiquer un arrosage léger tous les 2 ou 3 jours et un paillis autour des plants.

La germination des graines étant faible (environ 25%), il est plus efficace de replanter des boutures achetées chez un pépiniériste en demandant des plants à fortes concentrations en stévoïdes. Elle se bouture facilement en toute saison et se transplante en même temps que les tomates, étant sensible aux températures inférieures à 10 °C. Elle pousse aussi bien en terre qu’en pot. Les feuilles sont plutôt à récolter en automne car la concentration en stévioside (agent sucrant) est plus forte.

On fait sécher ses feuilles puis on les réduit en poudre (en prenant soin de retirer avec un tamis les nervures, qui ont un goût un peu amer). On peut ainsi sucrer ses boissons en faisant infuser des feuilles fraîches (une feuille correspond à un sucre) ou séchées. Les feuilles sèches sont entre 30 à 45 fois plus sucrées que le saccharose4. Compte tenu du fait que la demande d’autorisation de la plante n’a pas abouti, le commerce à des fins alimentaires des feuilles, fraiches ou séchées, n’est pas autorisé en Europe.

Alimentaire

Les extraits de stévia, étant intensément sucrés, peuvent remplacer le sucre, sans apporter de calorie, dans les produits « sans sucre » ou comme édulcorant de table (sucrettes(n.déposé), poudres…). La feuille de stévia est utilisée dans les infusions ou pour remplacer le sucre, également.

Le stévia convient à divers régimes (diabétiques, etc.). En Chine où il est cultivé à grande échelle, on produit un extrait qui s’exporte. Cependant, rien ne s’oppose à sa culture à titre privé qui permet à la fois d’être autonome en sucre et de se soigner…

Règlementation

Depuis le 26 août 2009, l’emploi d’un extrait de stévia en tant qu’édulcorant est autorisé provisoirement en France par un arrêté pour une durée maximum de 2 ans. Seuls les extraits raffinés contenant plus de 97% de rébaudioside A (100% naturel, sans calorie et 300 fois plus sucrant que le saccharose) sont autorisés8.

Son emploi dans les édulcorants de table est autorisé en France par l’arrêté interministériel du 8 janvier 2010, publié le vendredi 15 janvier 2010 au Journal Officiel9, également pour les produits minceurs (de type substituts de repas) et dans les préparations alimentaires de régime destinées à des fins médicales spéciales. L’arrêté augmente aussi sensiblement les quantités d’extrait utilisables dans les préparations.

Les extraits de stévia sont autorisés dans la plupart des pays asiatiques (Chine, Japon, Corée) et d’Amérique Latine (Brésil, Paraguay…). En Suisse, la stévia est uniquement autorisée comme ingrédient dans des tisanes, et ce en quantités minimes. La dose maximale de feuilles de stévia dans une tisane ne doit pas excéder 2 % des plantes entrant dans la composition du produit. Tout autre usage de la plante ou des feuilles est interdit dans les denrées alimentaires. Pour ce qui est de l’extrait de Stevia rebaudiana, son utilisation doit faire l’objet d’une autorisation de l’Office fédéral de la santé publique au cas par cas10.

Effets sur la santé

Une étude menée en 1985 sur le stéviol, produit de dégradation du stévioside et du rébaudioside (deux des glycosides présents dans sa feuille), conclut qu’il est mutagène en présence d’extraits de foie de rats prétraités avec de l’Aroclor 125411. Mais ces résultats n’ont pu être reproduits, et les données de cette première étude ne permettent même pas d’arriver à cette conclusion12. Des tests plus récents sur les animaux ont donné des résultats mitigés en ce qui concerne la toxicité et les effets secondaires de l’extrait de cette espèce. Certains de ces tests ont trouvé un faible effet mutagène13, et d’autres aucun danger14,15. Bien que les dernières études montrent que sa consommation est sans risque, les agences gouvernementales ne concluent pas à la sécurité de ce produit4,5,16.

En 2006, l’OMS a conduit une évaluation approfondie sur les expériences concernant le stévioside et les stéviols menées sur les animaux et les hommes, et a conclu que « le stévioside et le rébaudioside A ne sont pas mutagènes (ni in vitro ni in vivo) et que les effets mutagènes du stéviol observés in vitro ne se sont pas manifestés in vivo »17. Aussi, le rapport n’a trouvé aucun effet cancérogène. Enfin, il a été montré que « le stévioside est un principe actif chez les patients souffrant d’hypertension ou de diabète de type 2 », mais que d’autres études étaient nécessaires pour déterminer le dosage approprié.

En 2008, la FAO, via le commité d’expert du JECFA ont étblie une dose journalière admissible maximum pour le stéviol de 4 mg/kg poids corporel18.

Des millions de Japonais utilisent des extraits de stevia depuis trente ans sans aucun effet secondaire connu ou rapporté19. En médecine traditionnelle, ses feuilles sont utilisées depuis des siècles en Amérique du Sud et des recherches sont conduites depuis plusieurs années dans le cadre du traitement du diabète de type 220.


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Cela fait près de quarante ans que les Japonais utilisent la stevia comme édulcorant naturel, depuis que les autorités nipponnes ont interdit l’emploi des additifs, comme l’aspartame, édulcorant chimique, aujourd’hui considéré comme cancérogène à forte dose.

Poudre de stevia rebaudiana

Poudre de stevia rebaudiana

Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour que la Food & Drug américaine d’abord (en 2008), les autorités sanitaires françaises ensuite, donnent leur aval ? La lutte contre l’obésité et le surpoids, véritable fléau qui touche 60 % des Américains, nécessitaient des mesures d’urgence. Longtemps, la stevia a été considérée aux Etats-Unis comme une plante abortive, alibi commode. Mais tout a fini par s’arranger lorsque Coca-Cola et Pepsi ont décidé, en 2008, de s’intéresser à ce produit.

Parions que, dans un avenir très proche, on trouvera cette plante dans la composition de boissons, de pâtisseries et de soupes, les publicitaires se chargeant de nous convaincre que l’industrie agroalimentaire veille sur notre santé ! Le suédois Real Stevia, l’un des distributeurs de l’édulcorant, estime que “d’ici cinq ans, la stevia représentera 25 % du marché mondial des édulcorants, qui se monte à 50 milliards de dollars”.

Les feuilles de la plante font l’objet d’une extraction par macération, qui donne une fine poudre blanche. C’est sous cette forme qu’elle sera commercialisée dans les prochaines semaines. Michel Rostang, le chef du restaurant du même nom (20, rue Rennequin, Paris-17e), spécialiste de la Chartreuse, a accepté de tester une petite quantité de stevia. “Sur la langue, la concentration donne une première sensation de froid, observe-t-il. Ensuite s’impose une douceur qui reste longtemps en bouche.” Il est clair pour Michel Rostang qu’il ne faut utiliser cette plante qu’après avoir étalonné son dosage, par exemple dans le cigare croustillant au tabac de La Havane, un dessert parmi les plus étonnants de sa carte.

Une nouvelle fois nous voici à la table de l’Amérique, des Indiens Guarani, une des rares populations sauvées du génocide. Imaginons que Colomb ait répandu la stevia après ses voyages. Aurait-on exploité la canne à sucre et connu l’esclavage ? Le diabète serait peut-être inconnu. Plus près de nous, André Malraux avait prophétisé cette découverte (Antimémoires, 1970) : “Le jardinier oublié avait fait planter des arbrisseaux pour que, des siècles plus tard, la psalmodie inconnue de la terre se fît entendre aux hommes.”