Boutique Biologiquement.comÇa sent le roussi pour l’aspartame, la stevia bio en profite

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Stévia bio antioxydant naturel puissant

Le feuilleton aspartame continue. Souvenez-vous : le Réseau Environnement Santé (RES) – cette association de lanceurs d’alerte qui a œuvré pour l’interdiction du bisphénol A dans les biberons – lutte pour une réévaluation des doses journalières admissibles (DJA) d’aspartame.
Tout comme l’eurodéputée Corinne Lepage, qui a organisé une audition ad hoc au Parlement européen. Début 2011, suite à la publication d’une étude inquiétante sur la survenue d’accouchements prématurés chez des femmes enceintes consommatrices de soda light, le RES avait demandé aux autorités sanitaires françaises et européennes de prendre position. Et à la Commission européenne de fournir une copie du dossier d’homologation de l’édulcorant.

Non à l'aspartame
Non à l’aspartame

Après avoir bien fouillé – ce qui lui a pris plusieurs mois –, la Commission a enfin fait savoir le 13 juillet au RES qu’elle avait « transmis une copie des dossiers qui sont en sa possession et qui ont été recueillis auprès des archives historiques de la Commission à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ainsi qu’à madame Lepage. »

L’EFSA pas tenue responsable de l’homologation de l’aspartame
On peut s’étonner que l’EFSA, pourtant chargée d’émettre des avis sur la sécurité des aliments, n’ait jusque-là pas eu le dossier en sa possession. Mécanisme communautaire classique, comme l’explique François Damerval, assistant parlementaire de Corinne Lepage : l’agence a été créée en janvier 2002, après la crise de la vache folle… A fortiori bien après l’homologation de l’aspartame en Europe, en 1984.

Ce qui se révèle pratique, car même si aujourd’hui l’EFSA est attaquée pour conflits d’intérêts sur ce dossier, elle ne sera jamais tenue responsable des erreurs antérieures…

Que contient cette copie du dossier ? François Damerval :

« Des pages et des pages de données techniques, dont chacune a été scannée individuellement avant de nous être transmise. Il va encore falloir des mois pour tout compiler. » Des études qui ont échappé aux règles de déontologie scientifique

« Vous verrez, ça risque d’être éclairant »
Pas grave, répond Laurent Chevallier, médecin du Réseau Environnement Santé :

« Nous sommes en train d’analyser les résultats de toutes les études depuis la demande d’homologation de l’aspartame, en fonction de la source de financement. Vous verrez, ça risque d’être éclairant ! »

Version de la Commission… édulcorée :

« Nous pouvons aussi vous confirmer que les études originales, comprenant les données
brutes, ont été transmises à I’EFSA par I’industrie, suite à un appel public pour recueillir des données scientifiques. »

Traduction : les études financées par l’industrie tendent à prouver l’innocuité de l’édulcorant, tandis que celles financées par des instituts de recherche indépendants montrent majoritairement l’inverse !

Ce qui, toujours dixit le facétieux Réseau Environnement Santé, revient à admettre que « ces études n’ont jamais été publiées dans un journal scientifique et donc validées par le jugement des pairs selon les règles de déontologie scientifique habituelle. Elles ne peuvent donc pas être prises en considération pour fixer une DJA ».

Embêtant lorsqu’on sait que la rhétorique des fabricants et des industriels utilisateurs d’aspartame (dont l’Association Nationale des Industries Alimentaires, en France, (ANIA ) repose en grande partie sur le fait que les études anti-édulcorants manquent de sérieux scientifique.

La stevia tombe à point nommé
Heureux hasard du calendrier : la stevia est en passe d’être définitivement autorisée au niveau européen, après un vote en faveur des glycosides de stéviol le 4 juillet.

« L’autorisation de la stevia est passée il y a trois semaines, maintenant l’aspartame peut être sur la sellette » résume François Damerval. En langage communautaire, ça donne :

« La Commission suivra de près la réévaluation complète de l’aspartame, laquelle est maintenant prévue pour septembre 2012 [dans une première lettre, la Commission mentionnait septembre 2011… lapsus calami, ndlr]. »

Comme les choses (et les lobbies ? ) sont bien faits…
sources: Colette Roos | Journaliste

Boutique Biologiquement.comStevia pour Remplacer le sucre dans les boissons et les aliments (édulcorant)

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Stevia bio antioxydant naturel puissant l’édulcorant naturel:

la plante sucrée qui peut vous guérir de bien des maux, du sucre et autres édulcorées chimiques.

Stevia rebaudiana

Habitat et origine

Petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique Centrale, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, aux États-Unis, en Russie, en Israël, en Thaïlande, en Chine, au Japon et en Corée.

Populaire en Asie, contrôlée aux États-Unis où elle ne peut s’appeler succédané de sucre, cette plante controversée permet cependant de réduire sa consommation de sucre tout en évitant d’ajouter de l’aspartame ou d’autres produits chimiques à son alimentation.

Il permet de mieux contrôler le taux de sucre sanguin et trouve des applications thérapeutiques pour les cas de : diabète, hypoglycémie, candidose. Comme il ne contient aucune calorie, il est tout indiqué pour les régimes amincissants.

Sous notre climat, cette plante s’acclimate à condition d’avoir de la chaleur.

Semis
la germination des graines de stevia est très aléatoire avec un taux de succès aux alentours de 25%. Les semences sont dispendieuses et difficiles à trouver. Faites vos semis de février à avril à l’intérieur à une température de 20 à 25 Celsius. La germination aura lieu en 7 à 14 jours.
Transplantez vos stevias au jardin en même temps que les tomates, les plants sont sensibles aux températures en bas de 10 Celsius.

Reproduction:


Le stevia se bouture facilement en toute saison.

Le plant une fois transplanté demandera quelques soins et de la chaleur. Une exposition ensoleillée est recommandée. Mais n’ayant aucune indication véritable sur sa culture sous nos climats, nous devrons donc utiliser les méthodes empiriques de nos anciens et la surveillance. La première année de culture du plant apportera la résolution de nos interrogations.

Le stevia prospère en plein soleil, dans des sols relativement pauvres, cependant il ne faut pas laisser sécher le sol. Faites un arrosage léger aux 2 à 3 jours. Les plants ayant des racines près de la surface, un paillis autour des plants empêchera les racines superficielles de sécher. Les plants de stevia préfèrent des engrais faibles en azote ou à dégagement lent d’azote comme le 14-14-14 ou un engrais à jardin ordinaire comme le 4-12-8.

Cette plante étant vivace, il vous faudra prévoir de la protéger l’hiver ou de lui trouver un lieu d’acclimatation propice à sa conservation en cas de froid ou gel.
Les plants une fois adultes ne sont pas gros, 40 à 60 cm (parfois 90 à 100 cm de hauteur) et fleurit en août et septembre, et ne devrait pas défigurer vos massifs. Les bienfaits que pourraient vous apporter ses principes actifs doivent être une des raisons qui vous poussent à en faire le promoteur ultérieurement.

Récolte
Le feuillage se récolte en tout temps et peut être consommé frais ou être séché et conservé dans un bocal fermé hermétiquement. Les feuilles récoltées en automne ont une concentration plus forte de stévoïde (agent qui sucre). De préférence la récolte s’effectue au début de la floraison
Maladie
Le stevia est une plante qui par sa constitution permet aux pucerons, limaces ou autres insectes en mal de nourritures, d’être un met de choix et en plus soignent leurs problèmes et embarras gastriques. Donc faire attention à ce que ces insectes ne mettent à mal votre future récolte.

Historique

 

Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud employaient les feuilles de stevia  pour édulcorer leurs infusions de plantes. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. Cependant, il a fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser à ses puissants glucosides (substances végétales cristallines qui produisent du sucre après avoir été absorbées par l’organisme), les stéviosides, qui possèdent un pouvoir édulcorant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre, mais qui n’apportent aucune calorie.
Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d’extraction des glucosides du stevia . L’État japonais a alors autorisé l’extrait de stevia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires dans ces pays : de la sauce soja aux boissons gazeuses, en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.
En 1991, la FDA américaine a statué que le stevia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l’importation. Il n’est pas exclu de voir dans cette décision l’intervention du puissant lobby des édulcorants artificiels. Une vaste campagne, soutenue par les Japonais, fut lancée afin de lever l’interdit américain sur une plante médicinale aussi utile. En effet, en Amérique du Sud, la phytothérapie traditionnelle considère le stevia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique. Sous la pression des consommateurs et des distributeurs, la FDA a accepté, en 1995, d’autoriser la vente du stevia à titre de supplément. Cependant, son usage est toujours interdit comme édulcorant que ce soit aux États-Unis, au Canada et dans les pays membres de l’Union européenne.
Depuis 1995, des agriculteurs essayent de cultiver le stevia dans le sud de l’Ontario et des recherches sont en cours en Alberta et en Colombie-Britannique pour mettre au point un édulcorant naturel qui pourrait faire concurrence aux produits actuellement sur le marché, si jamais l’usage du stevia est autorisé à cette fin.
Utilisation
La poudre de feuilles séchées est insoluble dans l’eau. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. On peut en faire une infusion, pure ou en mélange avec d’autres plantes. Elle a été traditionnellement employée pour améliorer le goût des tisanes de plantes amères. Infuser 1 c. à thé de poudre par litre d’eau bouillante pendant 10 à 15 minutes.
Les feuilles de stevia séchées et équivalent en sucre :
-1/8 de cuillérée à thé équivaut à 1 cuillérée à thé de sucre blanc
-3/8 de cuillérée à thé équivaut à 1 cuillérée à table de sucre blanc
-1 1/2 de cuillérée à thé équivaut à 1/4 de tasse de sucre blanc
-1 cuillérée à table équivaut à 1/2 de tasse de sucre blanc
-2 cuillérée à table équivaut à 1 tasse de sucre blanc
2 – stevia séchés
Utilisez ces équivalences pour remplacer le sucre dans toutes les recettes de cuisine et le sucrage des breuvages.
Le stevia , consommé comme édulcorant et utilisé à petites doses, semble sécuritaire pour les personnes diabétiques et celles qui souffrent d’hypoglycémie, selon un médecin américain coauteur d’un livre intitulé The stevia Cookbook. Il peut aussi remplacer le sucre de façon transitoire pour les personnes qui veulent perdre du poids. .
– Selon une étude effectuée sur des rats, le stevia n’aurait pas d’effet cariogène.
– Le stevia n’a pas tout à fait le même goût que le sucre. La feuille entière a un arrière-goût amer ou de réglisse; l’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d’arrière-goût. Il est aussi offert sous forme liquide.
– Les experts ne s’entendent pas sur l’apport maximal tolérable en stéviosides. Une dose quotidienne sécuritaire se situerait autour de 8 mg/kg de poids corporel, soit 480 mg de stéviosides pour une personne de 60 kg, selon une étude publiée en 1992. En ce qui concerne la plante elle-même, des doses ne dépassant pas 1 g/jour sont considérées acceptables.
Usages médicaux
Le stevia remplace le sucre sans les inconvénients de celui-ci, de plus il ne contient pas de calories, il convient donc aux régimes amaigrissant.
Remplacer le sucre dans les boissons et les aliments (édulcorant).
Faire baisser le taux de glucose sanguin et stimuler la production d’insuline, abaisser la tension artérielle.
Tonifier le coeur, abaisser la tension artérielle, faire baisser le taux de glucose sanguin et stimuler la production d’urine (diurétique)
Recherches / Toxicologie
Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stevia et de l’extrait standardisé en stéviosides, ce qui a permis à l’État japonais et à plusieurs autres en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stevia et les extraits standardisés en stéviosides sont utilisés depuis environ 25 ans dans ces pays. Cependant, les autorités de l’Amérique du Nord et de l’Europe se refusent encore à en autoriser l’usage comme édulcorant.
La raison le plus souvent invoquée pour justifier ce refus est que certains estiment que les stéviosides pourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine. C’est au Paraguay et au Brésil que la plante a été utilisée en médecine populaire. Or, selon une source ethnobotanique paraguayenne, elle serait considérée comme une plante abortive, d’où les inquiétudes qu’elle soulève chez certains. Notez que le Botanical Safety Handbook, un ouvrage très rigoureux consacré à l’analyse de l’innocuité des plantes estime que le stevia , sous forme de plante, est tout à fait sécuritaire lorsque consommé en quantité raisonnable et ne le considère pas dangereux pour les femmes enceintes. À ce jour, la controverse demeure, mais après 25 années d’utilisation intensive, aucun cas d’effets secondaires indésirables (de ce type ou d’un autre) n’a été rapporté dans les pays où on autorise la plante et ses extraits comme additif alimentaire. Quant aux études sur des animaux de laboratoire, les résultats sont contradictoires.
Hypertension
En 2000, des chercheurs chinois publiaient les résultats d’une étude randomisée à double insu portant sur 106 personnes souffrant d’hypertension. Les sujets ont reçu, pendant un an, soit un placebo, soit 250 mg de stéviosides, trois fois par jour. Après trois mois, la tension artérielle des membres du groupe traité était sensiblement inférieure à celle des sujets du groupe placebo et cet effet a persisté jusqu’à la fin de la recherche.
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Diabète
En 1986, des chercheurs brésiliens montraient, lors d’un essai de faible envergure portant sur 16 volontaires, que le stevia augmentait la tolérance au glucose et abaissait le taux de glucose sanguin. En 2000, une autre équipe brésilienne montrait, au cours d’une étude in vitro, que les stéviosides agissaient directement sur le pancréas pour stimuler la production d’insuline. Cependant, aucune étude portant sur l’efficacité du stevia pour traiter le diabète chez l’humain n’a encore été réalisée.
Précautions
On recommande aux personnes souffrant d’un diabète de type 2 qui désirent commencer à utiliser le stevia comme édulcorant de vérifier leur taux de glucose sanguin plus souvent, afin d’ajuster, si nécessaire, leur médication.
Contre-indications
Certaines sources déconseillent le stevia aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
Effets secondaires
Le stevia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.).
Interactions avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Théoriquement, l’effet hypotenseur du stevia pourrait s’additionner à celui du vérapamil .
stevia en dermatologie
Traditionnellement pour traiter les problèmes de peau les Indiens utilise stevia de la manière suivante :
Ils font une tisane concentrée et utilise la tisane en application locale comme un liquide nettoyant de la peau. L’effet astringent lisse l’épiderme et l’effet bactéricide détruit les germes responsables des affections.
Une autre technique consiste à appliquer le filtrat de la tisane sur le visage et le laisser agir 1/2 heure.
Recette niponne
Cette autre recette consiste à mélanger la tisane de stevia concentrée et à la mélanger avec de l’argile verte et de l’appliquer comme un masque de beauté. Laisser agir 1/2 heure avant de rincer à l’eau fraîche et ioniquement pure. (Evian par exemple)
Soins des cheveux et du cuir chevelu
On utilisera une tisane de stevia diluée comme solution de rinçage, ce qui redonnera vigueur aux cheveux ternes et fatigués, et limitera la production séborrhéique du cuir chevelu. On pourra également mélanger de “l’argile verte” ou du “henné”, pour ceux qui veulent se faire une coloration, avec une tisane de stevia . Laisser agir une demi heure. Rincer avec une tisane de stevia diluée.
Stevia protège des caries
Traditionnellement, les Indiens d’Amérique du Sud utilisaient la stevia pour prévenir les caries, les saignements de gencives, le dépot de tartre et la gingivite. La science moderne a redécouvert les vertus antibactériennes de la Stevia, liés à sa teneur en chlorophylle et en vitamine C. La chlorophylle freine le développement de bactéries indésirables et la vitamine C exerce également une action antiseptique.
La stevia freine le dépot de tartre et protège des caries. En Europe, seuls 10 % des enfants de dix ans n’ont pas les dents plombées ! Jusqu’à l’âge de quarante ans, les caries sont la cause de 60 % des pertes de dents, ce qui représente une lourde charge pour les caisses de sécurité sociale.
Les chercheurs Berry et Henry du Dental Science Research Group de Purdue University, indiana, ont indoqué en 1981 que stévioside, au contraire du glucose, de la fructose et de la sucrose, créaient un environnement hostile aux bactéries de type streptococcus mutans, et qu’il agissait efficacement contre les lactobacillus plantarum. La production des enzymes dextransucrase et invertase, qui sont néfastes, est freinée de 20 % par le stévioside, alors que le sorbitol et le xylitol n’exercent aucune action sur elles.
Une étude brésilienne a montré qu’une solution aqueuse contenant du stévioside réduisait les caries de 70 %. D’autres travaux, plus anciens, avaient indiqué que le stévioside ralentissait, en culture, le taux de multiplication des bactéries orales.
Au Brésil, on ajoute de la stevia aux pates dentifrices, parce qu’il est admis que cette plante prévient la formation de la plaque dentaire et des caries. Les Japonais apprécient la Stevia pour son action antiseptique et l’ajoutent aussi bien au chewing-gum Wrigley sans sucre qu’à de nombreux dentifrices, bains de bouche, médicaments contre le saignement des gencives ou contre le mal de gorge. Pour ma part, j’ajoute quelques gouttes d’extrait de Stevia sans alcool dans l’eau du produit que j’utilise pour mes bains de bouche. Séduits par le goût agréable de cette plante, mes enfants utilisent maintenant ce produit après s’être lavé les dents. Quand j’ai mal à la gorge, je procède à des gargarismes avec une eau à laquelle j’ajoute quelques gouttes d’extrait de stevia sans alcool.
Un dentifrice sucré pour combattre les caries ?
Méfiez-vous : les dentifrices, et tout spécialement ceux qui sont destinés aux enfants, contiennent souvent du sucre, du fluor ou des substances comme la saccharine. Ces produits sont néfastes pour les petits, qui souvent les avalent. Même lorsqu’ils s’en abstiennent, les substances incriminées peuvent passer dans le sang, par l’intermédiaire de la muqueuse. Ce moyen d’assimilation est reconnu par les médecins, qui prescrivent parfois de laisser fondre sous la langue des cachets de vitamine B 12 ou de spiruline, parce que cette méthode est plus efficace que lorsque le patient avale.
Les dentifrices contenant du sucre doivent être proscrits, parce que le sucre modifie le pH dans la bouche, en le rendant acide, ce qui contribue a la formation de la plaque dentaire et des caries, et finit par déboucher sur la perte des dents. La consommation d’une trop grande quantité de sucre ralentit la sécretion de la salive, ce qui sensibilise les dents et les gencives aux infections. Dans la bouche, les bactéries se nourrissent de sucre, et le produit acide de leur métabolisme attaque les dents, tout en modifiant le milieu basique. L’engrenage est fatal : le pH devenu acide modifie nos sensations de goût, et nous privilégions les friandises par rapport aux aliments plus sains, riches en substances vitales. C’est le début d’un cercle vicieux. En outre, le sucre appauvrit le rapport de sang aux dents. Regardez donc attentivement votre tube de dentifrice et le produit que vous utilisez pour vos bains de bouche. On ne trouve pratiquement pas de dentifrice sans sucre en dehors des magasins de dietétique.
RECETTE DE PÂTE À DENTIFRICE
Voici une recette de dentifrice sain, adouci de stevia , que j’ai trouvée dans le livre de David Richard : prenez 15 g de poudre d’amande, 30 g de bicarbonate de soude sans aluminium ou de poudre tartrique (que vous trouverez dans les magasins de diètétique), 15 g de poudre de propolis, 15 g de poudre verte de stevia , et de la glycerine végétale. Confectionnez une pâte à l’aide de tous ces ingrédients et aromatisez-la à l’aide d’huile essentielle de menthe (orange, vanille ou autres…). Si vous n’ajoutez pas la glycérine, vous pouvez mélanger le tout dans une petite bouteille (en la secouant). Vous obtiendrez une poudre dont vous pourrez vous servir quotidiennement comme d’un dentifrice naturel. Certaines personnes rajoutent du bicarbonate de soude pour son effet abrasif.
En raison de son action antibactérienne, la stevia soigne les gencives et prévient les maux de gorge.
II reste à espérer que l’Europe et l’Amérique adoptera bientôt la stevia pour édulcorer les dentifrices, comme cela est courant au Japan ou au Brésil, et que ces produits seront facilement disponibles. Une société munichoise propose déja un bain de bouche à base de stevia et d’Aloe Vera. Si vous ne souhaitez pas attendre la fabrication industrielle du dentifrice, vous pouvez le fabriquer vous-même. Et même modifier la recette à votre goût et créativité.

Boutique Biologiquement.comLes origines du stevia rebaudiana

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Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana bio antioxydant naturel puissant Bertoni ?

Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre de plus en plus de petits producteurs qui, parfois, la considère aussi comme une alternative plus rentable que la coca.

Comment le stevia a changé la vie de Doña Marina

Communauté de Santa Fé près de Caranavi. Un soleil de plomb a immobilisé la vie sur la petite place du village et a fait fuir les habitants dans leur modeste maison. Sur le sol en terre battue, dans un coin, des feuilles vertes sèchent. Doña Marina a terminé hier sa récolte de stevia qui sera tout prochainement transportée vers La Paz, la capitale bolivienne. « Quand nous aurons un vrai séchoir, ce sera nettement plus commode pour faire sécher le stevia », nous commente-t-elle en regardant les plastiques sur lesquelles sont étalées les feuilles.

Lorsque nous la rencontrons, cela fait trois ans que Doña Marina s’est lancée dans ce type de culture. Et à aucun moment, elle n’a regretté ce choix. Auparavant, elle vivait de la banane. « Cela ne donnait pas bien ! Les revenus étaient alors insuffisants pour la famille. J’ai dû trouver autre chose ».

En Bolivie, le stevia, c’est plutôt une histoire de femmes. En effet, cette culture ne requiert pas un travail lourd et est relativement aisée. En outre, elle présente des avantages non négligeables : d’une part, elle est rentable car ceux qui en vivent peuvent compter sur environ 4 récoltes par an et d’autre part, l’intérêt va croissant pour cette plante sur laquelle lorgnent de plus en plus de firmes, voire de multinationales. Ce nouvel engouement a notamment contribué à tirer vers le haut le prix du stevia, raison pour laquelle plusieurs paysans commencent à la préférer à la culture de la coca, beaucoup moins rentable, plus exigeante et nécessitant davantage de pesticides. Ainsi, en 2008, au moment où le kg de coca se vendait à 28 bolivianos (+/-4 USD), le prix du stevia s’élevait à environ 70 bolivianos.

Doña Marina nous invite à la suivre afin de visiter sa parcelle située à quelques centaines de mètres de sa maison. Après avoir quitté le chemin de terre principal, nous franchissons un fossé, nous écartons quelques buissons et branchages encombrant un petit sentier et nous nous arrêtons derrière elle qui, de d’un geste large de la main nous désigne fièrement ses cultures. Sous nos yeux, sur un lopin de terre soigneusement entretenu s’étalent plusieurs rangées de plantes de moins d’un mètre de hauteur dont les feuilles poussent diamétralement opposées sur la tige.

La production de notre interlocutrice est totalement écologique. En guise d’engrais, elle utilise les déjections de ses poules ou encore de la cendre. « Avec la cendre, ça fonctionne très bien car la plante s’en trouve immédiatement améliorée », ajoute-t-elle. Par ailleurs, en tant que membre d’AOPEB, l’association d’organisations de producteurs écologiques, elle bénéficie d’un encadrement de spécialistes. Leurs conseils se sont avérés particulièrement précieux au début, au moment de sa reconversion. Ainsi, elle nous explique : « Dès que le stevia fleurit, il perd son goût sucré. Lorsque c’est arrivé au début, cela m’a un peu désarçonnée ». Mais Doña Marina a su y faire et au fil du temps, elle a appris à maîtriser parfaitement ce type de culture jusqu’à augmenter peu à peu ses récoltes. En outre, la plante se régénère après chaque récolte, pour autant que l’on prenne soin des racines. Indubitablement, pour Doña Marina, le stevia, c’est ce qui lui a permis d’améliorer sa qualité de vie.

Plantes de stevia bio
Plantes de stevia bio

Les origines du stevia

Le stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, la plante la plus sucrée au monde, était cultivé à l’origine au Brésil et au Paraguay. Les Indiens Guarani l’utilisaient afin d’adoucir leurs boissons chaudes. Ce n’est qu’au 16ème siècle que les conquistadores l’ont chargé sur leurs bateaux pour l’amener sur le continent européen, sans toutefois qu’il ne connaisse un véritable développement commercial. Il n’est enregistré officiellement qu’en 1899 par un botaniste, le Dr. Bertoni.

 

Dans le contexte de pénurie de sucre durant la seconde guerre mondiale, les alliés ont souhaité le commercialiser, projet qui a échoué en raison de la technologie insuffisamment développée. A l’image de plusieurs pays d’Amérique latine (Paraguay, Uruguay, Brésil notamment), les rayons des grandes surfaces japonaises se sont remplis de boîtes de stevia en 1970, moment où ce pays a interdit l’utilisation des édulcorants synthétiques suspectés d’être cancérigènes. La Corée a fait de même.

Une plante aux multiples vertus

Le stevioside (substance végétale cristalline responsable du goût sucré) ou édulcorant extrait des feuilles de stevia se présente comme une fine poudre blanche. Il s’agit d’un produit naturel, non toxique, qui ne contient aucune calorie. D’après le Centre de Recherche pour la Stévia à la KUL de Leuven , cette plante a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée. Dans les années ‘70, les Japonais sont parvenus à extraire les stéviosides et depuis lors, le produit est utilisé comme additif alimentaire ou édulcorant naturel. A elle seule, cette petite plante a ainsi récupéré 40% du marché des édulcorants. Les Japonais y ont trouvé un intérêt considérable vu que son pouvoir sucrant est de 15 fois plus élevé que le sucre conventionnel pour la feuille de stevia et de 100 à 300 fois pour les extraits de cette plante. La commercialisation s’est maintenant étendue à des pays en dehors du continent américain comme Israël, la Thaïlande ou la Chine.

Sur le plan médicinal, le stevia contribuerait également à réduire la tension artérielle ainsi que le taux de glucose sanguin. Il stimulerait la production d’insuline et tonifierait le cœur.

La force des lobbies sucriers

Ces multiples vertus lui ont ouvert les portes de plusieurs pays où le stevia se retrouve maintenant sur les tables sous forme de complément alimentaire ou d’édulcorant naturel. Si l’Europe reste encore frileuse en matière de commercialisation, il en va autrement de l’autre côté de l’océan. Ainsi, en décembre 2008, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé Coca-Cola et PepsiCo à utiliser les extraits de stevia dans certaines de leurs nouvelles boissons. La fin d’une véritable épopée au cours de laquelle la FDA avait refusé par trois fois l’homologation de cette plante, allant jusqu’à en interdire l’importation aux Etats-Unis en 1991.

Ce retournement de situation a immédiatement suscité des critiques acerbes du CSPI (Center for Science in the Public Interest), une organisation basée à Washington qui mène campagne sur les questions nutritionnelles aux Etats-Unis et au Canada. Cette dernière a immédiatement réagi en préconisant l’application du principe de précaution à l’extrait du stevia, évoquant des risques potentiels pour la santé. D’aucuns se sont empressés de souligner les contradictions du CSPI, alors qu’il se montre étonnamment moins virulent à l’égard de l’aspartame dont la toxicité a pourtant été soulevée dans plusieurs études scientifiques. Et les défenseurs du stevia de dénoncer les manipulations orchestrées par les puissants lobbies du sucre et des édulcorants synthétiques qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce concurrent sur le marché.

L’Union européenne, elle aussi, préfère jusqu’à présent se retrancher derrière le principe de précaution à l’égard de cette plante qui est pourtant consommée depuis des centaines d’années sur le continent latino-américain. Etonnante prudence quand on sait que la position de Bruxelles sur la question des OGM, par exemple, est nettement moins catégorique alors que ceux-ci n’existent que depuis moins de 40 ans et que nombre d’associations ainsi que de citoyens se battent pour en obtenir l’interdiction.

Retour en Bolivie

Avec CELCCAR, Frères des Hommes soutient un projet de production de stevia dans la région de Caranavi. CELCCAR est une organisation économique paysanne rassemblant des coopératives et des associations impliquées dans diverses cultures. En tout, ce sont un peu moins de 500 petits paysans cultivant en moyenne entre 1 et 3 hectares qui bénéficient de son assistance technique et de ses formations en production, transformation et commercialisation. Notre partenaire encourage l’agriculture écologique et familiale auprès de ses affiliés.

Parmi ces derniers, 160 se sont attelés à la culture du stevia qui est écoulé à la fois sur le marché interne et international. L’un des objectifs poursuivis par ce projet spécifique est de permettre aux familles de petits producteurs d’augmenter leurs revenus par la vente de ces feuilles. On estime qu’en moyenne, chacun pourra gagner 3.250 bolivianos (environ 67 euros/mois) en plus par an grâce à cette activité, ce qui représente trois mois de salaire. Derrière ces chiffres, c’est bien entendu une amélioration des conditions de vie qui est visée. CELCCAR, mettant son expertise et son savoir-faire au service des affiliés, se charge de la transformation du produit de la récolte avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché, ce qui lui permet également d’accroître ses revenus. Son rôle est notamment d’encadrer les paysans en organisant des formations et en leur fournissant un suivi technique.

Outre ses aspects écologiques et économiques importants pour la région, ce projet poursuit également un objectif politique dans la mesure où CELCCAR s’en trouvera progressivement renforcé. Cela lui permettra d’accroître son poids en termes de développement local. En effet, la loi de participation populaire bolivienne exige que les organisations actives sur le plan économique et social soient consultées par les instances communales dans le cadre de l’adoption de plans opérationnels et de décisions budgétaires. Notre partenaire gagnera en influence, ce qui sera également tout bénéfice pour les petits producteurs qui pourront plus aisément faire entendre leur voix.

Avec ce projet, cette petite feuille millénaire a donc une vertu supplémentaire à son actif : celle de permettre à des petits paysans d’améliorer leurs conditions de vie tout en s’inscrivant dans la ligne du développement durable et de ses trois piliers fondamentaux : l’économie (plaçant l’humain au centre des préoccupations), le socio-politique (au travers de la participation citoyenne) et l’environnement (par le biais de la pratique de cultures biologiques).